J’aime tellement Didier van Cauwelaert. Je crois d’ailleurs que c’est l’un de mes écrivains préférés. Ses mots sont des histoires de vie et il a le talent de rendre tout beau et captivant. Ses mots c’est la vie en fait. Ce souffle magnifique qui a le don de me faire rire, pleurer et rêver parfois. Et rares sont les livres qui me font cet effet là. 

Bref, une introduction décousue, comme souvent. Oui j’ai le don de penser mille choses à la fois et parfois c’est un dur travail que de trier toutes mes idées (sauf au boulot – Dieu merci). Mais il est parfois agréable de se laisser divaguer. On oublie souvent de le faire.

Disposant d’un peu de temps ces derniers jours, j’ai ressenti le besoin de re-lire ce fameux roman « Rencontre sous X« , le premier que j’ai ouvert du fameux Didier. 

J’étais un peu plus jeune et pourtant je n’ai pas hésité à lire l’histoire  de deux âmes qui se rencontrent dans un cadre on ne peut plus particulier et étrange : un tournage de film X. 

Talia et Roy ont 19 ans. Ils sont déracinés : elle, jeune femme cultivée loin de son Ukraine natale, au départ destinée à une carrière de mannequin. Lui, jeune footballeur de talent sud-africain mis de côté par tout un staff que cela arrange bien. Deux personnes rendues esclaves dans un monde qui finalement ne leur convient pas, mais dans lequel ils survivent. Leur rencontre est plutôt incongrue me direz-vous. Et pourtant, on peut dire qu’ils vont se sauver l’un l’autre : retrouver leur humanité, leurs rires, leurs rêves et espoirs, leur dignité et l’amour. 

Loin d’être nian-nian, ce livre est une belle leçon de vie. Une parenthèse agréable et douce qui célèbre le rêve, la foi et la rencontre. La prise de risque aussi. Modeste ou ambitieuse, elle peut parfois nous rapprocher davantage des projets rêvés, souvent bien loin d’être inaccessibles. 

Je vous laisse avec quelques lignes de cette jolie histoire :

Je la regarde partir en sens interdit vers les Invalides. Je ne sais pas si je suis plus amoureux du corps que j’ai fait jouir ou de la silhouette qui s’éloigne. Je suis tellement ému par cette grande fille libre qui trace sa route en zigzag pour aller plus vite; ce mélange de force inquiète et de maladresse confiante, cette solitude de femme et cette amitié d’enfance. Je suis tellement ému par l’homme qu’elle fait de moi quand elle me quitte.

En espérant que mes mots vous auront donné envie de lire ceux de Didier van Cauwelaert. J’ai d’ailleurs tout juste commencé un nouveau de ses livres dont je vous parlerai prochainement : Le Journal Intime d’un Arbre. 

A très vite XoXo

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