Vous sourirez très certainement en lisant le titre de cet article. Pourtant, je ne fais pas allusion à Calogero, plutôt a l’endroit depuis lequel je vous écris.

Nous sommes en Guadeloupe depuis dimanche. Ce voyage tant attendu est arrivé lentement, et depuis que nous y sommes, les jours passent trop vite.


Longtemps que je n’avais mis les pieds aux Antilles. Il faut croire que ce fut trop longtemps. A peine arrivés, je me suis sentie à ma place, presque en paix avec moi-même. Alors même que mes voyages lorsque j’étais adolescente ou enfant ne m’avaient pas laissé un souvenir très joyeux. Sûrement parce que j’étais loin de ma maman, loin de mes repères, avec mon Papa et ma belle mère, avec mes sœurs, sur une île qui me semblait hostile. Une île où je devais m’adapter et apprendre à vivre avec des personnes de ma famille que je côtoyais peu souvent.


Tout ceci pour dire que j’ai longtemps était mal à l’aise sur ces îles. Sûrement aussi parce que je ne m’y sentais pas chez moi. Je ne me sentais pas Antillaise. Alors que j’ai la chance d’être à moitié martiniquaise.

Depuis quelques jours, je réalise à quel point il fait bon vivre ici. Vous vous direz certainement que je suis peu objective, étant donné que je suis actuellement en vacances. Mais comment ne pas être heureux dans un endroit où le soleil brille de 05h du matin jusque 18h30 ? Comment ne pas être heureux sur une île où il suffit d’ouvrir grand les yeux pour apercevoir la mer, la verdure la vraie, ouvrir grand les oreilles et entendre le bruit des oiseaux, des insectes et des grenouilles la nuit tombée.


Depuis dimanche, nous découvrons la Haute Terre : Le Moule, Saint François, la Pointe des Châteaux, Anse Bertrand…et ce n’est qu’un ravissement pour les yeux. Les petites ou grandes cases créoles, les couleurs, le calme entre 14h et 16h…sans se mettre la pression. Sans s’obliger à capturer telle photo, à aller à tel endroit. La Guadeloupe, nous la vivons au feeling, sans planning.

Il y a aussi la vie chère (7€ un démaquillant, cela a de quoi interpeller…dois-je mentionner les yaourts deux fois plus chers qu’en France « métropolitaine » ?), il y a aussi les moustiques qui piquent durement (en témoignent mes petits œdèmes sur les cuisses, merci l’allergie aux morsures d’insectes), ou encore les gens qui roulent dangereusement. Mais la Guadeloupe nous plait.


Croyez-moi, nous n’avons pas envie de retourner à Paris sous la pluie, dans le stress de nos boulots respectifs et dans l’ambiance plus que morose et inquiétante qui plane actuellement malgré la tenue de l’Euro…en attendant (enfin, c’est l’expression, on n’attend pas du tout de reprendre l’avion), on profite de nos amis, des lolos (je vous expliquerai en temps voulu), de la route en écoutant Kalash, des discussions avec de parfaits inconnus croisés lors de nos escapades (partez avec mon Amoureux, vous rentrerez avec de nouveaux amis !), des cabris et des bœufs croisés sur les chemins de plage…et on s’aime. Je crois que c’est le plus important.
Je vous embrasse et à très vite !

Ps : quelques photos. Pardonnez-moi si elles ne sont pas optimisées,  je poste depuis mon télephone.

Pps : Il est 17h ici. Je pense que vous lirez cet article demain matin 🙂

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