Vous n’allez pas me croire, mais j’ai bien passé 10 minutes à réfléchir au titre que j’allais donner à cet article. Un anniversaire est un événement important dans la vie de quelqu’un, pour moi, cela aura presque été un non-événement. Pour être très honnête, j’ai même eu le moral à zéro.

Vieillir est quelque chose de fabuleux car cela veut dire, à priori, que la santé est bonne et que l’on avance vers de nouvelles choses. Bonne ou mauvaise, j’ai toujours pensé que chaque expérience apportait quelque chose. Qu’on sortait dans tous les cas vainqueur. Alors, j’apprends chaque jour à accueillir les événements perturbateurs avec bienveillance. Ok, aujourd’hui n’est pas une bonne journée. Ok, aujourd’hui j’ai fait une rencontre désagréable, oui j’ai fait face à des difficultés. Mais comment m’en suis-je sortie ? Qu’ai-je appris ?

En réfléchissant à ce que j’avais accompli cette année, je ne voyais rien de transcendant. Je ne parle pas des choses concernant mon couple, ma famille etc…J’ai eu une année inoubliable et riche. Pleine d’amour et de découvertes. Et je suis plus que reconnaissante. Mais moi, Manuela, qu’ai-je appris cette année sur ma personne ? Comment ai-je géré certains moments éprouvants, que je traverse encore d’ailleurs ?

Et bien, à 27 ans et 1 jour, je pense que j’apprends à être patiente. A être pugnace quand j’estime que ma « lutte » est légitime. J’apprends à affirmer ce qui ne me plait pas. A le verbaliser, même si je sais que cela ne sera pas bien accueilli. Je m’autorise le droit de dire non quand quelque chose ne me convient pas. Je m’autorise à partir ou à tout faire pour le permettre quand quelque chose ne me convient plus. J’accepte d’être dans un état d’esprit mi-figue mi-raisin, même si je sais que cela ne me ressemble pas. Pourquoi ? Car je sais qu’aucun état n’est permanent. Au contraire. Chaque jour est une évolution, un pas vers la sortie. C’est long, surtout en ce moment. Mais je crois et espère fortement que j’aurai bientôt les réponses aux questions que j’ai posées.

A 27 ans, j’accepte d’être triste. J’accepte d’avoir une vie parfaite (ou presque) mais de ressentir des choses moins jolies, moins lumineuses. C’est ça aussi la vie. C’est ça aussi grandir. A 27 ans, j’ai peur de continuer de vieillir. Je ne me sens pas encore adulte, même si lorsque je me regarde, je me sens femme. Mais j’ai encore parfois du mal à gérer ces responsabilités de grande personne. A 27 ans, j’ai peur de vieillir car je vois les miens faire de même. Mais finalement, je me dis que vieillir est un cadeau. Cela veut dire que j’avance vers des événements heureux. Des projets avec mon Amoureux, des moments merveilleux en famille. Des moments plein de joie, de soutien avec mes plus proches. Car la vie c’est ça. Un enchevêtrement de soleil et de pluie. Mais ce qui me rassure, c’est qu’à 27 ans, je sais que je suis bien entourée pour être accompagnée. Et j’espère être une bonne personne pour ceux que j’aime et qui marche avec moi sur le chemin de la vie. Une bonne amoureuse, une bonne fille, une bonne amie. Je pense l’être du plus profond de mon cœur.

Hier, je n’étais pas dans un état d’esprit très festif. J’ai cependant pris le temps de m’occuper de moi. Mettre des vêtements dans lesquels je me sens bien, me maquiller. Bref, j’ai eu 27 ans, et j’ai simplement voulu immortaliser celle que j’étais ce 15 février 2017. Voilà pourquoi cet article est articulé par quelques clichés pris en fin de journée. Un jeu d’ombre de clair-obscur qui me plait bien, même si je me suis dépêchée pour avoir encore assez de lumière.

Alors à 27 ans, que me souhaiter ? Plus de sérénité, plus de confiance, plus de foi. Et croyez-moi, j’y travaille ardemment !

A très vite <3

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