Les gens qui me connaissent bien le savent : lorsque je me terre dans le silence, c’est que la petite dame est au creux de la vague. Sauf que cela dure depuis quelques temps cette affaire. Parait-il que c’est à cause du blues hivernal ? Ouf, le printemps montre le bout de son nez, même si l’on s’accordera sur le fait que le grand soleil et le ciel bleu, c’est pas encore ça. Pour autant, me voilà. Même si, je le confesse, il a fallu que je me fasse violence pour venir poster ces quelques lignes. Pour preuve, j’ai commencé à rédiger ce billet le 10 mars dernier…

Ingrid dit que lorsque l’on manque d’inspiration, il faut aller la chercher dans son quotidien, ou bien sur d’autres blogs. Pour le premier, j’ai deux, trois choses que je vais vous raconter d’ici quelques phrases. Pour le second, je ne suis ni blogueuse mode – j’essaie d’acheter moins et mieux – je voyage un peu, enfin, plus du tout, la faute à un budget 2017 trop serré – ou est-ce 2016 qui a été trop dépensier ? – mon manque de temps, couplé à la flemme des soirs de semaine, nuisent un peu à l’avancée du post-traitement des photos de ces contrées merveilleuses visitées. Sans oublier le fait que mes voyages ont été faits à l’arrache. Je n’ai pas de bonnes adresses, de « must to do, must to eat, must to see ». Je me demande donc si ces billets ont leur place étant donné qu’ils ne vous apporteront rien de « pratique ». Tout au plus, de la distraction, voire de l’évasion.

Je pourrais vous parler de mon travail, mais un blog public n’est pas fait pour ce genre de discussions. Ah si, je pourrais vous dire que je ressens une folle envie de me recentrer sur l’écriture. Mais vraiment. J’aime les mots, c’est pour cela que j’écris ici. Pour jouer avec eux. Car je trouve qu’ils sont ce qui représentent le plus mon état d’esprit. La parole, pourquoi pas. Mais je trouve que les bavardages oraux ont parfois cet aspect futile que n’ont jamais les bavardages écrits. Bref, j’ai envie d’écrire. D’en faire une activité principale. Mais je n’ai pas encore la force, le courage et suffisamment confiance en moi (j’aurais peut être pas dû l’écrire ça) pour me lancer.
Actuellement, je vous écris depuis le bus 92. On traverse la place de l’Étoile. J’essaie de me rappeler le dernier livre que j’ai terminé. Alors je lève la tête vers ce monument que je vois chaque jour. C’est triste, mais il est devenu banal à mes yeux. Bref, impossible de me rappeler quel livre j’ai terminé récemment. Il faut dire que j’en lis plusieurs en même temps : Outlander, Miss Peregrine et les enfants particuliers, un roman érotique (je ne dirais pas lequel, cela fait partie des sujets que je n’ose encore aborder ici), un autre sur une femme qui apprend que son mari la trompe. Ah, voilà : j’ai terminé un superbe livre sur Marguerite Duras. C’est un peu le Romain Gary de mon amie Caro. Au sens que je suis passionnée par cette écrivaine, comme mon amie Caro l’est pour Romain Gary. Bref, j’ai fini cette série de fabuleux entretiens de Marguerite Duras par Leopoldina Pallota della Torre. Ils sont découpés par thématiques, c’est bien pratique. Lire la définition que fait Marguerite de son écriture, m’a rendue heureuse. Pourquoi ? Car c’est ainsi que je la décris au gens qui ne l’ont jamais lue :

C’est une rupture des automatismes du langage, une purification de l’usure du temps (…) ce n’est que du manque, des trous qui se creusent dans un enchainement de significations, des vides que peut naître quelque chose (…) tout part de la parole. Le sens du langage que j’emploie ne me concerne pas sur le moment. S’il y en a un, il se déploiera à l’intérieur du texte, comme pour la poésie de Baudelaire.

Je me suis sentie fière d’avoir aussi bien compris cette écrivaine que j’aime tant. Oui parce que parfois on aime des gens qu’on ne comprend pas.
En ce moment, avec l’Amoureux on a du mal à se comprendre justement. La faute à nos vies professionnelles respectives qui nous épuisent et nous rendent moins patients l’un vis à vis de l’autre. C’est quelque peu nouveau dans notre relation. Et comme j’ai toujours la crainte qu’un jour il se réveille et se rende compte qu’il ne m’aime plus, je ne supporte pas nos querelles-quiproquo.

Et oui, c’est aussi cela l’amour. Apprendre à composer avec nos humeurs respectives, savoir dire « pardon, j’ai eu tort – pardon de t’avoir parlé pas gentiment – Tu sais, je t’aime, même si aujourd’hui tu m’as agacé(e) plus que tout ». À ce propos, je suis un peu une traumatisée du « pardon ». Il est rare que je revienne la première. Je sais, c’est mal. Je suis une boudeuse. Des fois, je suis tellement en colère que cela prend le pas sur la bienveillance. On n’est pas le couple parfait, et on ne prétend pas l’être. Je ne suis pas parfaite et j’ai conscience que j’ai des marges de progression pour être plus cool avec l’Amoureux. Après tout, je suis super-méga-giga amoureuse de lui, c’est aussi comme ça que je peux l’illustrer. Manuela #chériecool. Ça me va bien. Et je vous le dis, l’Amoureux a beau s’appeler Superman, il a aussi ses côtés super chiants. Mais comme il est super génial, lui aussi il bosse sur ses marges de progression.

On est mardi matin, je reprends l’écriture de cet article sans queue ni tête. Je suis de nouveau dans le bus 92 – le nouveau, celui qui roule électrique – on s’apprête à traverser la place de l’Étoile. Il y a toujours ce groupe de touristes asiatiques qui prend des photos. C’est eux qui me rappellent à quel point je vis dans la plus belle capitale du monde. J’attends des réponses, réponses qui ne viendront certainement pas. C’est frustrant de ne pas savoir pourquoi certaines choses n’ont pas fonctionné. Cela donne un sentiment d’inachevé. Et surtout, ça pique dans mon cœur. Je ne peux exiger d’en savoir plus, j’ai déjà fait mon possible. Par contre, je suis en mesure de travailler sur moi-même pour prendre du recul. Ne vous inquiétez pas, rien de grave. Je vais bien. La vie et ses aléas, voilà tout.

Sinon, quoi de vraiment neuf ?

  • J’ai eu un super crush pour un sac. Les comptes en banque m’ont rapidement rappelée qu’il ne fallait pas craquer. On a d’autres projets avec l’Amoureux, des choses que l’on fait à deux, des choses d’adultes, qui nécessitent que l’on soit responsables. Autant vous dire que je suis plutôt cigale que fourmi…Alors difficile de tenir le coup !
  • Je suis partie un week-end à Lille avec ma maman et ma soeur. C’était une petite parenthèse bien sympathique.
  •  J’ai coupé mes cheveux. Mais vraiment ! J’en ferai un billet prochainement.
  • Sabine, l’une de mes meilleures amies, m’a fait découvrir le Café Ginger. Il se situe dans le 11e, près de la Bastille, et propose des plats vegans (et parfois sans gluten). On a passé un super moment et on a surtout hyper bien mangé. Et le patron est adorable.
  • Pour mon anniversaire, j’ai été très gâtée par mes amis. Grâce à eux, j’ai une belle cagnotte pour m’offrir mon 3e tatouage…qui recouvrira le 1er situé sur mon poignet – ah, les erreurs de jeunesse. J’ai trouvé l’artiste, et suis en pleine réflexion sur le projet. Vais-je faire une partie de mon avant-bras ? Juste l’intérieur du poignet…? Bref, je suis un peu perdue, je pense donc la contacter et discuter avec elle de tout cela.
  • J’ai découvert une nouvelle série sur Netflix : 3%. Cette série brésilienne me plait beaucoup, ce d’autant plus que je la regarde en espagnol. Un bon moyen de me reconnecter à la langue de ma maman et de mes grands-parents. J’ai adoré la saga Hunger Games et 3% se place dans le même univers, présentant une société dystopique.
    Le pitch : « Le scénario est défini dans un futur où les gens peuvent passer un test qui pourrait leur permettre de vivre dans un monde appelé la Haute Mer (Maralto). Ce monde se définit comme un paradis, loin de la pauvreté et de la misère qui gagne le Continent. Mais seulement 3 % des candidats seront retenus » (Wikipédia).
  • Les photos qui illustrent cet article ne sont pas très récentes. Elles datent de mes vacances au Pays Basque chez ma grand-mère pendant les fêtes. A peine sortie de la voiture (et des 800 km et quelques…), j’ai eu envie d’aller me dégourdir les jambes, seule. Oui, je suis un peu solitaire (enfin beaucoup). En résulte ces quelques clichés de la mer et de ma petite personne, qui je trouve, illustrent bien mon propos du jour.

Allez, je m’arrête là. J’ai déjà été assez bavarde. A très bientôt, et prenez soin de vous surtout !

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