En ce moment c’est un tel bordel dans mon esprit que je cherche refuge dans la fiction. J’ai retrouvé une relation fusionnelle avec le livre papier, au plus grand dam de la petite liseuse Kobo, qui patiente actuellement dans le tiroir fourre-tout de la cuisine. Il faut dire que j’en ai eu un peu marre des aventures de Claire et Jamie Fraser, et il se trouve que j’avais quelques livres très chouettes qui m’attendaient dans la bibliothèque.

En parallèle, j’ai aussi eu le temps de lier l’agréable… à l’agréable : aller au cinéma en très bonne compagnie (Sabine et Maman, si vous passez par là => Love).

Sans surprise je vais donc vous parler d’une lecture et d’un film lue/vu récemment. Ce billet est le premier d’une série de…2 articles. Vous constaterez le caractère ambitieux de la chose, ou plutôt le fait que je prends jamais le risque d’entamer une vraie série d’articles. Je ne connais que trop bien ma « régularité », il se pourrait donc que j’oublie rapidos avoir entamé une série de billets. BREF !

1 film – Les figures de l’ombre

Synopsis –

Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.
Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

Mon avis – 

Octavia Spencer, Taraji P.Henson et Janelle Monaé…rien que les têtes d’affiche ont suffi à me convaincre d’aller voir Les Figures de l’ombre. Si vous ne les avez pas reconnues :

  • la première joue Minnie Jackson dans La couleur des sentiments (rappelez-vous, la tarte au caca ^^)
  • la seconde est Cookie Lyon dans la super série Empire (qui ne connait pas Cookie ? Tellement badass et classe à la fois)
  • la troisième, une artiste-chanteuse de soul reconnue.

Ce film m’a énormément plu car il raconte l’histoire de Katherine Johnson, Dorothy Vaughan, Mary Jackson, trois femmes noires, dont le rôle a été déterminant dans la conquête spatiale américaine. Leur travail s’est déroulé en 1961 et a permis d’aboutir au 1er vol américain habité dans l’espace. On observe leur évolution professionnelle, des bouts de l’impact sur le vie personnelle, dans l’Amérique ségrégationniste et en pleine guerre froide avec l’URSS. Malgré ses 2 heures et quelques, ce film m’a semblé filer à toute vitesse. Il est assez marquant et choquant, notamment en ce qui concerne le traitement (si on peut encore appeler cela ainsi) des personnes noires. Dans le climat que connait notre pays (et plus largement dans le monde occidental), je n’ai pu m’empêcher de me dire que cela pourrait se reproduire. Même si nombre d’individus sont persuadés que le racisme est en voie de disparaître (le métissage serait la clé. Laissez moi rire), que le racisme est moins présent dans notre société…j’ai surtout le sentiment que les gens se voilent la face. Le monde Benetton n’existe pas. Le côté « on est tous pareils, les couleurs n’existent pas » n’est qu’une preuve tangible de ce racisme normalisé : les couleurs existent bien puisqu’un certain nombre de personnes sont discriminées pour cela (et bien plus : pour leur sexualité, leur genre, leur religion…). Le nier, c’est piétiner le vécu et les luttes de ces populations pour exister, pour revendiquer leur droit. BREF, ceci n’est pas l’objet de mon article, mais forcément, ce film m’a beaucoup interpellée. Il m’a semblé plein d’espoir, puisqu’il présente les débuts de l’émancipation et de la reconnaissance d’une population dominée par un système politique et social.

Je vous recommande donc grandement d’aller le voir pour les messages qu’il porte et pour les informations que l’on découvre sur cette étape importante de l’histoire spatiale.

1 livre – Miss Peregrine et les enfants particuliersTome 1 (Ransom Riggs)

4e de couverture –

Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ». Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela puisse paraître…

Mon avis –

Les premières pages m’ont tout d’abord effrayée. Je le lisais le soir avant d’aller dormir, l’univers était assez sombre…forcément on parlait de monstres et l’histoire est enrichie par un certain nombre de photographies d’époque style « foire aux monstres » du XIXe – début XXe. Je me suis laissée happer par une histoire qui, petit à petit, s’est révélée pleine de poésie, de monde imaginaire et de naïveté enfantine. Justement, si le fond de l’histoire reste le combat entre le bien et le mal, avec son lot de scènes moyennement agréable, j’ai aimé découvrir ces jeunes personnages très lucides sur le monde dangereux qui les entoure, mais aussi plein d’espoir et candides. Cette lecture est tombée à point nommé, j’avais besoin d’évasion, de monde parallèle…bref, j’ai été comblée par cet univers magique, qui m’a parfois fait penser à Harry Potter.

 Connaissez-vous les titres de ce billet ? Une lecture, un film à recommander ? Je suis preneuse !

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