C’est un fait, je n’arrive plus à parler de mon quotidien. Ici et là, sur Facebook et Instagram. Je reste muette sur ces moments de vie qui m’emplissent de joie, et suscitent les plus vives émotions de mon moi intérieur. 

Je lis ces femmes que j’admire, celles qui ont le don de parler avec légèreté et de rendre intéressante une chose aussi simple que « j’ai acheté des fraises ce week-end, elles furent merveilleuses ». Aucune moquerie dans cet exemple, juste pour vous dire que moi, je n’arrive plus à faire cela. Plus en ce moment.

En ce moment, je me noie dans les livres. Je crois vous l’avoir déjà dit d’ailleurs. J’ai encore laissé de côté Jamie et Claire Fraser pour lire Les Dieux voyagent incognito. J’ai bien aimé, j’ai réfléchi. Après, je ne dirai pas qu’elle aura été marquante, même si j’ai ri comme une bécasse à certains passages (surtout un en fait). Je pourrais vous écrire un billet entier de mon jeudi à Chantilly, à me promener avec l’Homme de ma vie. Ou vous parler de mon vendredi avec ma Tatie à manger Vegan au café Ginger, pour ensuite acheter 3 kilos de fringues à une vente Emmaüs. Ou ce moment de bonheur lorsque j’ai découvert que le sorbet chocolat n’avait pas disparu de tous les Amorino de Paris. Associé au sorbet noisette, c’est mon obsession gourmande du moment. Et ce long moment hier soir avec Fred en terrasse, un ami cher à mon coeur. Chaque moment aurait pu faire l’objet d’un billet dédié. Mais je n’ai pas envie. Avant, je partageais beaucoup. En ce moment, j’ai envie de protéger chaque once de mon intimité. Et puis, je vis pleinement chaque instant, sans penser à son potentiel social media. 

Je vous dis que je n’arrive plus à écrire mon quotidien. C’est vrai. Pour autant, je pose les mots sur mon ressenti. Pas ici, non. Sur Instagram, oui. Je pose des mots sur les divagations de mon esprit. J’y associe souvent une photo prise avec soin. Enfin, j’essaye que celle-ci soit jolie. Aline m’a demandé pourquoi je n’écrivait pas cela ici. Les mots de mon esprit. 

Par peur d’en dire trop. Par souci de ne pas montrer ma vulnérabilité au monde connecté infini. Instagram, ce sont 100 personnes et des paillettes. Je contrôle. Ici, pas tellement. Tout est accessible. Et cette part de mon esprit, je veux la protéger. Surtout en ce moment.  

Enfin, cela ne m’empêchera pas de venir vous parler bientôt de la Kids etc., un évènement dédié aux enfants, avec plein de créateurs chouettes. Je vous parlerai aussi de body positive. L’article est dans mes brouillons « en cours de rédaction ». 

Encore un billet décousu, écrit en rentrant du bureau. J’optimise le temps. À très vite, je vous envoie plein de bisous 

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