Des jours que j’ai envie de venir ici. Je ressens cette petite excitation à l’idée d’écrire quelques mots, celle qui me pousse à venir vous parler des choses qui m’ont passionnée, révoltée ou émerveillée. Cette petite excitation qui me fait cliquer sur « nouvel article ». Puis vient le syndrome de la page blanche. Enfin, si je suis vraiment honnête avec vous, c’est surtout que je suis sur la retenue. Je ne sais plus trop ce que je peux raconter ici. En fait, je crois que j’ai perdu mes limites. Pour autant, les choses bougent beaucoup ces derniers temps.

J’ai posé ma première démission le 13 juillet dernier. Quand rien ne va plus, il faut se quitter. J’ai décidé de garder le meilleur, de me nourrir du pire pour trouver l’énergie d’une nouvelle aventure. Il faut parfois un enchainement de petites choses, le hasard d’une discussion, un processus bienveillant…et la nouvelle aventure peut enfin commencer. Le 13 juillet dernier, je suis arrivée au bout de ce cheminement en posant ma démission. Je ne peux retranscrire par écrit les sentiments que j’ai ressentis, c’était fort, c’était violent, c’était brutal. Tout s’est fait très vite, presque trop vite. Je voudrais vous montrer le sourire sur mon visage, je voudrais vous montrer comme j’étais euphorique. C’est impossible, mais je crois que ce jour-là, j’ai ressenti un bonheur comme jamais.

J’ai très hâte de commencer et je pense sincèrement que je m’y sentirai bien. On m’a toujours dit qu’il fallait croire en sa destinée, à l’enchainement des évènements. J’ai envie de croire que cette opportunité est arrivée au bon moment. Et je ferai tout pour qu’elle soit une réussite.

Aujourd’hui, nous sommes le 1er août. Aujourd’hui, je suis officiellement sans emploi, jusqu’au 4 septembre prochain. Aujourd’hui, je vous écris depuis le jardin de notre maison de campagne. C’est fou comme le temps parait long lorsque l’on ne fait rien. R I E N D U T O U T. Enfin, j’exagère : on lit, on s’aime, Monsieur va jouer au golf, je me suis fait tous les épisodes de la première partie de Fear The Walking Dead, saison 3. J’ai passé 1h30 à couper des légumes pour préparer un curry. Janis découvre la maison et le jardin, en chatte toute peureuse qu’elle est. Demain, on ira à Caen. Ce week-end, on retournera à Cabourg.

Je crois que ces vacances résument ce que nous avons attendu et espéré pendant de longs mois : vivre au ralenti. Le concept de slow life n’aura jamais été autant notre quotidien depuis une semaine. Et mon Dieu que cela fait du bien. Si tout était parfait, je serais moins collée à mon téléphone. Je lis beaucoup de choses, m’abreuve des vacances à la mer des copines d’Instagram. Je me révolte en lisant les propos « slut-shaming » d’une blogueuse mode qui est « ouverte d’esprit, à son avis, et ne juge pas. Ce n’est que son avis ». Cela me fait penser qu’il faudra un jour que je vous parle de ces sujets. J’ai toujours du mal à le faire car j’ai le sentiment de ne pas être assez instruite sur le féminisme, la sexualité sous toute ses formes, les questions de genre…Et je n’en parle pas car je ne suis pas encore « déconstruite ». Certains sujets me heurtent encore, me demandent beaucoup d’effort d’assimilation, de compréhension. Oui, c’est dur d’aller à l’encontre d’années de construction, de formatage mainstream. Je ne le diabolise pas, je réalise simplement qu’il donne une grille de lecture d’un monde pas forcément aussi joli qu’on veut bien nous le faire croire. Bref, vous voyez, j’ai de quoi vous raconter les prochaines fois.

Je suis désolée, sans l’être vraiment, ce blog devient de plus en plus un blog d’humeur. Il faut croire que c’est la seule chose qui m’intéresse ces derniers temps, partager mes humeurs. Enfin, ne vous inquiétez pas, j’ai quelques petites choses à vous raconter sur les podcasts que j’écoute, les livres que je lis, les sorties que je fais…mais pas aujourd’hui. A bientôt et bonnes vacances pour ceux qui profitent. Les autres, belles journées de travail <3

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