On est vendredi. Il est 19h57, je commence à écrire ce billet en buvant un Yogi Tea Gingembre-Citron. Vous savez ce qui m’a inspiré le titre de ce billet ? La chanson que j’écoute présentement, Ordinary Love de Sade. Un classique dont je ne me lasse jamais. Je viens de changer le template et les typo de mon blog, comme chaque fois que j’ai envie de changement ici, tout en ayant la flemme de me lancer dans la recherche d’un nouveau thème et de l’installer (je déteste la technique…vous le savez !).

J’ai eu envie de vous écrire un de ces articles en vrac, ceux qui me font penser à Ingrid (oui, oui, toi la propriétaire des chats ingrats hihi). Penser à Ingrid car je sais qu’elle aime bien les lire. Et moi, j’aime bien les écrire, ça me permet d’éviter les exercices de style. Alors, si on commençait par le travail ?

Vous savez, j’ai changé d’entreprise depuis septembre et je vous rassure : ça se passe toujours bien. D’ailleurs, je viens de confirmer ma période d’essai et suis donc définitivement embauchée. Je m’y sens vraiment bien et je dois dire que me lever le matin n’est plus un problème. Enfin un peu depuis qu’on est passé à l’heure d’hiver et qu’il fait encore nuit à 07h du matin. Je suis heureuse de rejoindre un environnement sain, bienveillant…bref, vous avez compris, je m’y sens parfaitement bien. (ça fait beaucoup de fois le mot « bien » dans un seul et même paragraphe ^^).

Le tricot, le plaid et le thé

D’ailleurs, le travail m’a emmenée vers une nouvelle activité : le tricot. Vous vous rappelez, j’en parlais dans ma bucket list : apprendre à tricoter ! C’est chose faite grâce à mes nouvelles camarades de bureau. Bon, on ne s’affole pas, j’ai terminé une écharpe en point mousse (le premier point que l’on apprend) et je suis en train d’en confectionner une autre pour mon amoureux. J’ai un autre projet secret pour une amie (qui va me prendre plus de temps, c’est sûr !). Franchement, ça fait du bien de faire quelque chose de ses mains. Autre chose que d’être sur son téléphone ou devant la télé. Et surtout…ça détend. Ca amuse beaucoup Janis il faut croire, puisque j’ai retrouvé une pelote complètement déroulée dans notre chambre la dernière fois. C’est terriblement cliché le chat et la pelote de laine, mais c’est une réalité amusante (je vous avoue qu’enrouler 50m de laine était beaucoup moins drôle).

Entre soulevé de terre, squats, tractions et pompes

Photo mensongère ou presque (j’ai les cheveux courts depuis février et surtout les fesses plus musclés depuis octobre ^^)

Autre truc moins drôle, mes cuisses peuvent en témoigner (rien de coquin, quoique haha), j’ai enfin trouvé un rythme sportif. Vous vous rappelez, j’avais déjà écrit à ce sujet : le fait de culpabiliser de ne pas y aller…de l’enveloppe corporelle parfaite…Là, j’ai décidé de m’investir pleinement dans cette activité : je paye une salle, j’ai un coach et j’y vais entre deux et trois fois par semaine. Je suis un programme et même si je serre régulièrement les dents pendant les exercices, je suis très fière de constater que je progresse. J’augmente un peu plus les charges, je récupère plus vite…mes fesses changent un peu de forme (je passe mon temps à demander à mon mec s’il voit une différence. Saoulante la meuf.). Le seul travers, c’est que je redeviens une obsédée de la balance et mange de façon compulsive. J’ai un petit travail à faire sur ma personne pour dissocier exercice physique du mot « régime ». Parce que clairement, je suis incapable d’en faire un, je suis profondément contre…et ça ne m’aiderait pas à être en forme à la salle. Le coach connaît mes travers mais se veut toujours encourageant et rassurant…honnêtement, je ne pouvais pas rêver mieux niveau booster. C’est ça qui fait la différence pour moi : le fait d’être accompagnée. Après, c’est un sacrifice : je rentre tard plusieurs fois dans la semaine, ça me coûte des sous…mais ça me fait du bien au corps et à l’esprit (comme me l’avait dit ma psy…que je continue d’aller voir aussi !).

Militantisme, antiracisme, féminisme, slow fashion andCo

Il fallait bien que j’en parle à un moment donné, parce que j’avance beaucoup sur ces sujets. Vous vous rappelez de mon billet sur la fast-fashion ? Sachez que depuis, je suis incapable d’acheter un fringue chez H&M, Zara andCo. Je vois systématiquement les visages de ces femmes qui produisent nos tshirts dans des conditions horribles. Ces personnes qui gagnent 60 euros par mois, vivent dans des bidonvilles pollués et meurent de maladies ou d’accidents dans leurs usines. A ce sujet, j’ai commencé à écouter le dernier podcast de La Poudre by Lauren Bastide (je suis sûre que vous en avez entendu parler 😉 ). Il me reste la moitié, mais je suis déjà très emballée par ce que j’entends : loin de culpabiliser les consommateurs, les intervenantes évoquent les moyens d’agir à notre échelle, les difficultés pour les marques de se mettre à produire de façon éthique, après des décennies de surconsommation devenue une norme, le Green-washing d’H&M qui nous incite à recycler nos fringues pour avoir des bons d’achats et acheter leurs tshirts à 15€ produits dans des conditions monstrueuses…

Elles présentent également des marques françaises engagées dans une démarche éthique et respectueuse de l’humain comme de l’environnement…Bref, je vous invite vraiment à l’écouter – Épisode Bonus – Fashion Revolution – dont voici un résumé ci-dessous :

Dans cet épisode bonus enregistré le 22 avril 2017 lors de la journée “Fashion Revolution”, organisée en hommage aux victimes de l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, le 24 avril 2013, Lauren Bastide tend son micro à 4 femmes militant au quotidien pour une industrie de la mode plus respectueuse des droits humains et de l’environnement : Anaïs Dautais, Laura Brown, Nayla Ajaltouni et Stéphanie Calvino.

Côté anti-racisme…j’ai enragée intérieurement face à l’indécence de notre ministre de l’éducation. Pourquoi ? Car il n’a rien compris à l’intérêt des réunions en non-mixité, parce qu’il ne comprend pas les termes «blanchité» et «racisé» (termes utilisés dans un cadre sociologique et politique pour exprimer les rapports de domination et/ou l’oppression de certains individus dans notre société), parce qu’il confond « racisme d’Etat » et « Etat raciste », parce qu’il invisibilise, nie le vécu d’élèves et professeur-e-s traité-e-s différement dans le système en raison de leur couleur de peau et origines présumées :

« Il n’existe pas d’élèves racisés en France qu’il faudrait apprendre à définir et à reconnaître ! Encore moins d’enseignants racisés qui constitueraient un sous-groupe au sein de l’éducation nationale. Nous refusons d’étiqueter les enfants des écoles de la République et leurs enseignants en fonction de critères dignes d’une exposition coloniale. »

Ces mots m’ont donné envie de vomir. Vraiment. Cet homme est privilégié en raison de son statut, de sa couleur de peau. Il n’est pas légitime pour déclarer que des « élèves racisés n’existent pas en France ». Idem pour les enseignants racisés. Bref, vous avez compris, je suis en colère. Je ne parle même pas de la LICRA. Une mascarade. Bref, il y a du boulot et je suis déterminée à mener le combat. Pour finir sur une note positive… nous aurons bientôt une princesse britannique afrodescendante, aka Meghan Markle. Elle est pas belle la vie ? #BonneNouvelle #LeGrandRemplacementDeTousLesCôtés 😉

Depuis peu, certains événements ont fait que je fais temporairement partie de l’équipe admin d’un groupe dédié au féminisme inclusif, au sens convergence des luttes. On échange et on se déconstruit sur des sujets tels que le sexisme, les LGBTQ+-phobies, le racisme, l’antisémitisme, la putophobie, le validisme, la psychophobie, le capacitisme, le classisme etc. etc. Je ne sais combien de temps j’aurais cette casquette (on est plusieurs à tout réorganiser, ce n’est pas une mince affaire), mais ça me plait d’être un peu plus investie sur ces sujets.

La vie, les amis

Malgré un agenda bien chargé, j’essaie de trouver le temps pour les gens qui comptent, dont mes ami-e-s. Entre un dimanche à papoter avec ma meilleure amie Sabine, l’anniversaire de mon autre meilleure amie Déborah, un jeudi entier à crapahuter dans Paris avec mon BestFred venu de loin, un vendredi à la Kids etc avec ma jolie Gaëlle et dîner chez Vanessa…Bref, ces moments sont précieux et j’y tiens. Rien à voir, mais j’ai récemment mis hors ligne mon compte Instagram et je communique un peu moins via mon téléphone. J’en ressens le besoin, je crois que je finis de régler certaines choses avec mon for intérieur. Ca remue beaucoup là dedans et ce n’est pas évident. Mais je tiens le coup. Enfin je crois. Je pense que cela impacte aussi ma présence ici depuis quelques temps (on ne va pas se mentir, 2017 est une année particulièrement remuante pour moi).

Des livres et des séries

Je terminerai sur une note culture : je viens de finir le livre « Les Proies », qui a inspiré le film de Sofia Coppola, portant le même nom. Je dois dire qu’il m’a laissé une drôle d’impression. Le récit met pas mal de temps à se mettre en place, mais j’ai été séduite par l’ambiance. Je ne verrai pas le film pour des raisons liées au choix de la réalisatrice (genre supprimer le seul personnage noir du film, qui a un rôle clé dans l’intrigue…). Mais je vous invite à lire le livre si vous acceptez de plonger dans une histoire où le temps est long. Je vais maintenant poursuivre la découverte de l’ouvrage « Lune Rouge » de Miranda Gray, dans lequel elle nous accompagne à la découverte de notre cycle féminin. Les premières pages sont très intéressantes et j’ai eu le retour très positif d’une amie qui, je cite, le présente comme une « Bible ».

Côté série, je suis assidument « Greenleaf », l’histoire d’une famille à la tête d’un empire financier mais surtout religieux, avec leur église « Le Calvaire ». Mon amoureux trouve que ça fait trop « soap » américain, mais moi j’aime suivre l’évolution de ces personnages, avec un gros coup de coeur pour les scènes du dimanche à l’église (avec la belle Charity <3 ). Dernière découverte, bien plus sombre, j’ai dévoré « Mindhunter » :

En 1977, à l’aube de la psychologie criminologique et du profilage criminel au sein du FBI, les agents Holden Ford et Bill Tench vont s’entretenir avec plusieurs tueurs en série. Ensemble, et avec l’aide de la psychologue Wendy Carr, ils vont tenter de cerner la personnalité de nombreux meurtriers afin d’acquérir les connaissances nécessaires à la résolution d’affaires criminelles.

Je vous préviens, cela fait parfois froid dans le dos, surtout quand vous découvrez comme moi (#Boulet) que les tueurs de la série ont vraiment existé. Bref, à voir pour l’ambiance et la belle réalisation.

Sur ces recommandations, je vous laisse et vous souhaite de passer un bon week-end. Il est 21h32, mon thé est fini depuis longtemps, et j’ai juste envie de retrouver mon canapé :-).

A très vite et par avance, je vous souhaite de belles fêtes (je me connais, je suis tout à fait capable de revenir bien après…et sur Instagram, c’est pas certain que ce soit plus tôt non plus).

Des bisous <3

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